Le meilleur business plan LBO est…

… la prolongation de la tendance des 3 dernières années.

C’est une position un peu radicale mais on observe trop souvent des business plan de PME/ETI avec un nette cassure entre l’historique récent et le projectif. C’est de nature à décrédibiliser les dirigeants.

Voici un exemple de business plan difficile à défendre:

La croissance rebondit brutalement et les marges montent au ciel. Analysées dans le détail, ces hypothèses sont intenables. Ne prenons pas les investisseurs pour des idiots.

A titre de comparaison, et sans dévaloriser la société, voici un business plan plus crédible sur la même société:

Il faut que les dirigeant aient en tête que le business plan va être analysé par le fonds puis par des auditeurs financiers (payés à décortiquer le modèle au millimètre près). La crédibilité des hypothèses est donc critique car elle influera sur l’image même de l’équipe de dirigeants.

C’est en cela que le meilleur business plan est la prolongation de la tendance récente (croissance, marge, investissements, BFR). C’est en tous cas un travail de normalisation que feront les fonds d’investissement.

Pour les banques, c’est encore plus marqué car ils ne tiennent quasiment pas compte du business plan mais se basent sur les 2/3 dernières années disponibles pour déterminer le levier bancaire.

On peut prévoir dans un Business plan LBO des améliorations du taux de croissance, du taux de marge et de la génération de trésorerie mais elles doivent être expliquées et raisonnables à la vue de l’historique.

Pour conclure, n’oublions pas que la croissance de l’EBITDA est un des trois leviers de création de valeur LBO. Si il est tout de même important que l’EBITDA soit présenté en croissance, celui-ci n’a pas pour autant besoin d’exploser pour que l’investisseur sorte un multiple et TRI corrects.

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