Comment et pourquoi retraiter un EBITDA ou un EBE ?

La créativité n’ayant pas de limite, on voit de tout. Du justifié et du moins justifié..

Du justifié si ce sont vraiment des coûts exceptionnels et non inhérents à l’activité structurelle de la société.

Par exemple, on peut entendre et accepter ce type de retraitements venant augmenter l’EBITDA:

  • des frais importants liés à une opération d’acquisition
  • un loyer significatif revu à la baisse en fin d’année et donc normalisé sur 12 mois
  • les coûts d’un déménagement
  • la rémunération excessive d’un dirigeant qui est prêt à réduire sa rémunération post-opération
  • la rémunération d’un cadre qui vient de quitter l’entreprise et qui ne sera pas remplacé

Plus discutables, on trouvera des retraitements sur :

  • la perte d’un contrat significatif
  • le départ du directeur commercial impactant négativement la performance de l’entreprise
  • un taux de change devenu défavorable
  • des coûts de rupture conventionnelle (souvent récurrents)

Attention, les banques sont très moyennement réceptives à ces retraitements. Elles restent, et souvent pour de bonnes raisons, focalisées sur le résultat comptable et la génération de trésorerie de la société. Ainsi, vous ne lèverez pas plus de dette LBO en doublant votre EBITDA à coup de retraitements.

Les fonds d’investissement peuvent « acheter » une partie des retraitements pour asseoir leur valorisation mais ils est rare qu’il retiennent 100% de ces ajustements.

En complément, voici un article spécifique sur les retraitements d’EBITDA lié au COVID-19.

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